Indonesie

Il pleut, il pleut Bergere...

Nous arrivons a Bali le 28 decembre. Tres vite, nous allons avoir confirmation de ce que nous craignions: nous sommes en pleine saison des pluies ! Par ailleurs, Julie qui a passe le mois d'aout 2003 a Bali et Java lors de ses vacances d'ete, trouva que l'ambiance de Bali etait bien differente de ce qu'elle avait pu connaitre. La saison des pluies rend certes le lieu moins heureux, mais la succesion des attentats a la bombe dans l'ile et le reste du pays a fini par miner le moral des Balinais. Parmi les victimes des attentats, une majorite de locaux et puis... l'economie de l'ile a aussi beaucoup souffert.
Au regard du temps supplementaire que nous avons passe en Thailande, a Khao Lak, et compte-tenu du fait que nous devons etre en Patagonie avant la fin mars, nous decidons donc d'ecourter notre etape indonesienne. Apres avoir trouve un hotel au jardin tres charmant et negocie un prix tout doux pour les 10 jours, nous faisons le point sur ce que nous envisageons de faire. Nous irons donc visiter les environs de la ville, et decider de l'endroit ou feter le Reveillon du Nouvel An. Bali etant la capitale du surf, et le climat nous octroyant tout de meme quelques heures de grand soleil chaque jour, nous allons donc nous essayer a ce sport, bien plus difficile qu'il n'y parait... Enfin, nous disposerons d'un peu de temps pour travailler sur le site et rediger quelques pages.


Visite des environs

Le 30 decembre, nous louons une mobylette a vitesses et nous partons pour Sukaweti, village tres connu pour son marche aux vetements. Cet endroit est tres populaire aupres des locaux, un peu moins aupres des touristes et l'on trouve les memes articles que dans la ville de Bali, pour un prix 4 fois moindre apres negociation. Fred ayant oublie son superbe slip de bain a l'hotel a Khao Lak, il rachete alors un joli bermuda afin de profiter de la baignade. Julie a achete des boucles d'oreilles, mais meme apres negociation, nous avons retrouve a l'ecart de la foule le meme modele a un prix inferieur avant marchandage. Grrr... :o) Petit conseil donc, avant d'acheter quoi que ce soit, bien faire le tour de la place du marche, mais egalement de toutes les ruelles avoisinantes, afin d'etre sur de payer le prix le plus raisonnable. Au retour, nous aurons la joie de tester notre deux-roues sous une pluie battante. On se disait aussi, tant de soleil a l'aller en cette saison, on allait bien le payer a un moment ou a un autre !
Petite anecdote: a l'aller nous fumes arretes par un policier a un carrefour, car nous n'avions pas vu que le feu etait vert pour tourner a gauche (pour memoire, le sens de circulation est inverse par rapport a la France). Focalisant sur le feu rouge situe apres le carrefour, nous attendions que les voitures circulant sur la route principale aient a leur tour le feu rouge. Nous descendons donc de notre bolide et Fred donne son passeport, permis de conduire et papiers du vehicule au fonctionnaire de police prepose a la surveillance de l'intersection sus-ditement mentionnee. Avant de s'occuper de nous, il termine avec un autre "client", arrete apparemment pour le meme motif, a savoir non-circulation au feu vert. Celui-ci est malesien, et apres moultes palabres, finit par s'acquiter sous nos yeux d'un laisser-passer en forme de billets de banque. La, on se dit que nous allons egalement devoir choisir entre une contravention ou un dessous de table. D'ailleurs en quittant le mirador du carrefour, l'homme se tourne vers nous et nous conseille, en anglais, d'agir de la meme facon que lui. Avant d'en venir a cette solution, nous entamons la discussion avec notre sympathique uluberlu assermente afin de tenter de sortir de la crise par voie diplomatique... Nous mettons donc en avant le fait que nous n'avons pas vu le feu vert dedie aux personnes tournant a gauche, en insistant sur le fait qu'il vaut mieux s'arreter a un feu vert que passer a un feu rouge. Ensuite, nous expliquons que nous conduisons tres prudemment, portons nos casques et avons ete en mesure de presenter tous les papiers demandes. A croire que cela a fonctionne, le policier, comme tiraille par sa conscience, nous laisse finalement partir sans amende ni bakschisch. A moins qu'il n'ait considere avoir gagne sa journee avec le client precedent, cela nous a en tout cas soulage et nous avons poursuivi notre route en redoublant d'attention a chaque carrefour !


Bonne annee 2006 !

En cette journee du 31 decembre, il y a enormement de monde sur la plage. Beaucoup d'Indonesiens, venus pour la plupart des Javanais, les touristes occidentaux etant presents plutot pendant la saison seche, entre mai et novembre. La plage est decoree de grands bambous plantes en ligne dans le sable et ornes de morceaux de papiers colores qui flottent dans le vent. Le soleil brille et les eaux de baignade approchent les 30 degres celcius. Les vagues sont vraiments enormes et c'est un plaisir de jouer dans l'eau en plein hiver francais... Pour la soiree, nous avons decide d'aller manger au Kori Restaurant, une des meilleures tables de l'ile, puis de danser au Bounty, ainsi qu'au Paddy's bar, lieu tristement celebre suite aux attentats d'octobre 2002.
Le Kori Restaurant a un cadre absolument magnifique. Nous avions pris soin de venir en reperage dans l'apres-midi afin de choisir notre table pour le reveillon de Noel. Celle-ci est dans la cour interieure du restaurant. Elle se presente sous la forme d'une hutte, montee sur des petits pilotis. On s'assied sur le sol, recouvert d'une sorte de tatami. Nous avons a disposition de nombreux coussins pour notre confort. Le repas est bon, mais sans etre extraordinaire, en l'occurrence, nous avons trouve que les prix etaient assez pretencieux par rapport aux plats proposes. En revanche le vin, francais, etait vraiment excellent. Ensuite, nous sommes alles en discotheque, afin d'eliminer les calories ingurgitees. Beaucoup de monde, mais une ambiance un peu bizarre, avec bon nombre de locaux fortement alcoolises et des vieux occidentaux a la recherche de chair fraiche... Nous quittons donc ces lieux de fete vers 2h du matin pour aller se promener sur la plage. Le ciel est magnifique et le bruit des vagues est une bien douce musique a nos oreilles. Dans 3h, ce sera la nouvelle annee en France !


Le surf, ou comment se ruiner les bras et les genoux...

Le matin du 31 decembre, alors que nous etions dans la rue, Fred fait la connaissance de Bala, Indonesien, la quarantaine, une planche de surf sous le bras. Julie saute sur l'occasion et lui demande s'il connait une ecole de surf efficace et bon marche. Bala lui donne quelques adresses puis lui propose finalement des cours particuliers a un tarif 4 a 5 fois inferieur a ceux pratiques par les ecoles de la ville. Le rendez-vous est pris, nous effectuerons donc notre bapteme de surf le 02 janvier a 11h !
Premier exercice, sur la plage, couche sur la planche, apprendre a se propulser avec les bras sous la poitrine afin de se mettre en position accroupie. Deja la, on sent que ca va pas etre du gateau... :o) Car avant d'etre debout sur la planche, il faut d'abord pagayer avec les bras pour aller au large, puis faire demi-tour, guetter LA vague, puis au moment ou celle-ci nous rattrape, battre tres fort avec les bras afin de gagner en vitesse et pouvoir "prendre la vague". A cet instant genial ou l'on sent que la vague a pris le relais de nos bras pour faire avancer la planche, c'est donc le moment de se propulser avec les bras et tirer ses jambes sous son corps afin de se mettre debout sur la planche. Immediatement apres, il faut pouvoir conserver son equilibre et prendre les commandes de la planche afin de se diriger sur la vague.
Donc ca, c'est la theorie.
En pratique, voila comment ca se passe:
Tu rames comme un ours pour t'eloigner de la plage, en sachant que chaque fois qu'une vague t'arrive en pleine face, tu bois la tasse et tu perds 10m. Une fois que tu estimes etre dans une zone propice a voir apparaitre des vagues de gros surfeurs, tu fais demi-tour et puis tu t'assieds sur la planche, comme les pros, genre tu laisses passer les vagues trop petites pour ton talent. Voila le moment ou arrive un gros dossier, genre la vague de l'annee. Tu te recouches sur ton board et tu commences a crawler comme un bucheron canadien. A cet instant precis, tu constates que t'as laisse toutes tes forces dans le trajet pour t'eloigner de la plage. Il est trop tard pour reculer, la vague arrive et finalement, prend le relais des chewin-gum qui te servent de biceps. Youpie, j'accelere, c'est super fun, reste a se hisser sur la planche. Dans un ultime effort des bras, tu essayes de te relever mais la, c'est la catastrophe. Alors que tu t'eclates les genoux en essayant de ramener tes jambes sous ton corps, le bras gauche a le meme tonus qu'une huitre bouillie, et c'est tout ton buste qui se met a vaciller, tandis que t'as seulement reussi a ramener le pied droit sous ta fesse. Ta planche continue d'accelerer, et tu decides comme pour rattraper l'irrattrapable, de te lever en poussant tant bien que mal sur ta jambe droite, tout en luttant pour ramener ton corps dans l'axe de la planche. A l'image de Newton qui s'est pris une pomme sur la tronche, la gravite a finalement raison de tous tes effort et c'est dans une magnifique gerbe d'eau salee que se finit ta tentative de pratique du surf !!!
Pour Julie, il suffira pourtant de seulement 20 minutes dans l'eau pour avoir ses premieres sensations sur la planche. Fred, en revanche, s'est revele etre trop lourd pour la planche (tiens, tiens... ca alors) et jouera au sous-marin avant de capituler definitivement. Il surfera couche sur la planche, utilisee comme un body-board, ce qui est finalement assez amusant, mais moins "surfeur-style"... :o) Julie reprendra des cours avec Bala le 03 et le 06 janvier. A la fin, elle parviendra a rester sur la planche et a regagner la plage en faisant des petits virages comme les pros.


Mise a jour du site internet.

Le 07 janvier, nous avons consacre la journee a la mise a jour du site, concernant le recit Thailande et plusieurs pages "Couleurs Locales" et "Reportages". Ce qui nous amene a vous decrire en quelques mots de quelle facon nous bossons sur le site.
En l'occurrence, nous avons des carnets contenant des notes manuscrites. Ils nous servent de fil conducteur pour ecrire les recits, que nous tapons dans un fichier texte avec le Bloc Note de Windows. Une fois le texte tape, nous faisons une relecture croisee afin d'eliminer fautes (si si, promis, on essaye...), tournures de phrases pitoresques et d'etre d'accord sur le contenu. Le fichier texte est sauvegarde avec l'extension ".HTML" afin qu'il soit directement lisible par votre navigateur internet. Ensuite, nous attachons ce fichier a un e-mail que nous envoyons a Sacha, notre courageux webmaster. Il recoit le fichier et l'uploade sur le serveur Free; en francais, il copie ce fichier sur un ordinateur qui contient notre site, situe chez Free, et accessible par tout le monde a l'adresse que vous connaissez. La redaction des pages, tout comme la selection des photos et la redaction de leurs commentaires, est ce qui nous prend le plus de temps. Car bien souvent, nous sommes dans des cafes internets, environnement bruyant et peu propice a la concentration. Et par rapport a nos notes, nous devons faire l'effort de formulation afin de rendre le texte agreable a lire. Nous esperons d'ailleurs que c'est le cas... :o)